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Mongolfière à Spa Nous sommes au lieu-dit "Annette & Lubin" sur les hauteurs de Spa, en Belgique, pour effectuer un baptême en montgolfière. Dès notre arrivée sur l’aire de décollage, l’agitation bat son plein. Michel Lambert, aéronaute, et son fils sont en train de fixer soigneusement le ballon à la nacelle. Ensuite, ils vérifient la direction du vent à l’aide de baudruches. Une méthode toute simple mais qui a beaucoup d’importance. Maintenant que la nacelle est solidement fixée, les aéronautes s’efforcent de déballer l’entièreté du ballon avant d’entamer la procèdure toujours magique du gonflage de l’enveloppe de tissus multicolores. Benoît, le fils de Michel, sort un énorme ventilateur qui va dans un premier temps permettre le gonflement à froid du ballon. Une fois l’air à l’intérieur, il faut l’emprisonner en fixant cette pièce qu’on appelle le "parachute". Ne reste ensuite plus qu’à sortir le briquet et c’est le gonflement à l’air chaud. Le bruit des souffleurs est toujours très impressionnant. Mais ce qui l’est encore plus, c’est le moment où le ballon s’élève majestueusement dans les airs. C’est magique! Mais nous ne sommes pas encore au bout de nos émerveillements. Michel m’appelle. C’est le moment, c’est l’instant. Il faut embarquer pour mon baptême en montgolfière. Il me suffit juste d’enjamber le rebord de la nacelle et me voilà à bord. Aux alentours, d’autres ballons commencent aussi à décoller. Un petit coup de brûleur et c’est à notre tour de quitter le plancher des vaches. Rapidement, nous montons à près de 300 mètres de hauteur. La vue sur Spa et sur les Ardennes toutes proches est à couper le souffle. Ce qui m’impressionne le plus, c’est le silence bien sûr, mais c’est surtout une sensation de déplacement tout en douceur, sans effort et sans accrocs. Quant aux autres montgolfières autour de nous, elles offrent à la caméra des images fabuleuses à la tombée du jour. Une demi-heure après le décollage, nous devons déjà nous poser. La proximité des immenses forêts ardennaises sans emplacement d’atterrissage y contraint notre pilote à contre coeur. Une fois au sol, les riverains acourrent. Ce n’est pas tous les jours q’un ballon se pose dans leur champ. Michel leur demande un petit coup de main pour coucher le ballon. Allez, tirez, tirez fort! Puis, tradition oblige, la fin du vol se termine par une bonne bouteille de champagne qui sera refroidie à même le gaz à –40° C des brûleurs. Santé Michel, santé Benoît et j’espère à une prochaine fois! |